Le sélectionneur de la Tunisie Sabri Lamouchi a brisé le silence sur le feuilleton Ali Abdi, ce latéral de l’OGC Nice parti rejoindre sa sélection avant le barrage décisif. Et il assume tout.
À deux semaines de la Coupe du monde 2026, voilà une affaire qui agite la Côte d’Azur. Nice joue son maintien en Ligue 1, un barrage retour face à Saint-Étienne, et se retrouve soudain privé d’un cadre. Ali Abdi, son latéral gauche tunisien, a filé rejoindre les siens … sans l’aval du club. Coup de théâtre ? Pas vraiment, à en croire l’intéressé.
Car le sélectionneur des Aigles de Carthage a fini par s’expliquer. « Le directeur sportif de Nice m’a appelé et, en effet, je ne lui ai pas donné mon accord pour qu’Ali Abdi reste, puisque le règlement de la FIFA est du côté des sélections nationales », a lâché Lamouchi. Le message est clair : la loi prime, et le Mondial aussi. Difficile de lui donner tort sur le plan réglementaire (même si, à Nice, la pilule est forcément dure à avaler).
Reste un club lésé, un entraîneur, Claude Puel, visiblement agacé, et un dossier qui en dit long sur l’éternel bras de fer entre clubs et sélections. Chacun défend ses intérêts, résume en substance le technicien franco-tunisien. Pour Abdi, 32 ans, l’enjeu dépasse largement le maintien : disputer une première Coupe du monde, du côté des États-Unis, du Mexique et du Canada. Le vestiaire niçois, lui, devra digérer. Le feuilleton, en coulisses, n’est sans doute pas tout à fait clos.




