À 24 heures d’un match retour de barrage qui engage l’avenir de l’OGC Nice en Ligue 1, Claude Puel a lâché trois mots qui résument tout : «Il s’est envolé.» Ali Abdi, le latéral gauche tunisien des Aiglons, a quitté le club sans l’accord de la direction pour rejoindre la Tunisie et préparer la Coupe du Monde.
La situation est, comment dire, ubuesque. La FIFA a décidé de libérer tous les internationaux vers leurs sélections dès le 25 mai, soit la veille du match aller de barrage contre Saint-Étienne. Six joueurs niçois étaient concernés par cette règle. Nice a négocié pied à pied avec chaque fédération : le Sénégal a libéré Diouf et Mendy, la Côte d’Ivoire a libéré Wahi. Mais le cas Abdi était le plus bloqué : la Fédération tunisienne exigeait son retour avant même les deux rencontres décisives, malgré le souhait du joueur de rester. Sans accord formel du club, Abdi a fini par prendre l’avion. Puel, en conférence de presse, n’a pas cherché à masquer son agacement : «Je compte sur les joueurs que j’ai à ma disposition et qui seront à l’entraînement tout à l’heure. Les autres ne m’intéressent pas.»
La pilule est dure à avaler pour les supporters niçois. Abdi ne fuit pas par caprice il est pris en étau entre son club et sa fédération, à quelques jours du Mondial. Mais le timing reste catastrophique pour l’OGC Nice, qui joue vendredi soir à l’Allianz Riviera le match retour contre l’ASSE, à huis clos et dans une ambiance déjà sous haute tension. Sans leur latéral gauche titulaire, les Aiglons devront puiser ailleurs pour sauver leur place dans l’élite.




