Éliminée du Mondial dès son deuxième match, la Tunisie a vécu une soirée cauchemar. Au micro de beIN Sports, Ali Abdi, le latéral de l’OGC Nice, n’a retenu ni ses larmes ni sa colère.
Personne ne l’avait vu venir aussi vite. Deux rencontres, deux déroutes : après la gifle suédoise (5-1), les Aigles de Carthage ont de nouveau pris la foudre face au Japon (0-4), synonyme d’élimination avant même la dernière journée du groupe F. Sept participations à une Coupe du monde, sept sorties dès le premier tour. La pilule est dure à avaler.
Et c’est Ali Abdi qui a vidé son sac. En larmes, le défenseur niçois (32 ans, 48 sélections) a chargé la Fédération tunisienne de football, sans épargner l’ex-sélectionneur Sabri Lamouchi — limogé en plein tournoi, remplacé au pied levé par Hervé Renard. « Je m’excuse auprès des supporters tunisiens, pas auprès des gens qui s’amusent à sortir des informations à droite à gauche », a-t-il lâché, la voix brisée. Avant d’enfoncer le clou : « On casse tout pour reconstruire à chaque fois à la place de corriger les défauts. On vient jouer une Coupe du monde avec des joueurs qui n’ont jamais joué ensemble. »
Le verdict est tombé, mais le feuilleton, lui, ne fait que commencer. Reste un dernier rendez-vous, vendredi à Kansas City, face aux Pays-Bas. Un match sans enjeu sportif — mais pas sans honneur. En coulisses, une question brûle déjà toutes les lèvres : que va faire la Fédération de ce cri de détresse ? À Tunis comme à Nice, on attend des réponses.




