C’est officiel depuis le 15 mai 2026 : la FIFA a validé le changement de nationalité sportive d’Ayyoub Bouaddi, 18 ans, qui évoluera désormais sous les couleurs du Maroc. Un choix historique qui a immédiatement déclenché une polémique inattendue — venue de l’intérieur même du camp marocain.
La Fédération Royale Marocaine de Football a officiellement annoncé avoir reçu vendredi 15 mai la décision de la FIFA validant le changement de nationalité sportive d’Ayyoub Bouaddi, milieu du LOSC Lille, en faveur du Maroc. Un choix fort, courageux et définitif pour un joueur de 18 ans courtisé par les deux fédérations pendant des mois — y compris par Zinédine Zidane en personne, pressenti comme futur sélectionneur des Bleus après la Coupe du monde. Bouaddi figure déjà dans la pré-liste du sélectionneur Mohamed Ouahbi et devrait participer aux matchs de préparation contre le Burundi, Madagascar et la Norvège avant de rejoindre le groupe pour le Mondial 2026 aux États-Unis.
Mais la joie des Lions de l’Atlas est tempérée par une sortie pour le moins maladroite. Sur Instagram, l’ancien international marocain Fayçal Fajr (52 sélections) a lâché une pique cinglante : « Ce joueur n’a pas sa place en équipe de France. S’il avait vraiment le niveau, il y serait déjà. Il est jeune et talentueux, mais il faut y aller doucement. Rabiot a joué à Milan, la Juventus et Paris — on parle d’un très bon joueur. Pour l’instant, s’il n’a pas été choisi en équipe de France, c’est qu’il n’est pas meilleur que ces joueurs-là. » Fajr a également mis en garde sur la concurrence au milieu de terrain au Maroc : « Chez nous, les places sont chères. Ça va être délicat pour notre coach, bon courage à lui. »
La réaction de la presse marocaine est sans appel : Bouaddi s’est imposé comme l’un des milieux de terrain les plus prometteurs d’Europe malgré ses 18 ans, faisant ses preuves dans un championnat aussi exigeant que la Ligue 1. À Lille et dans les Hauts-de-France, où il s’est révélé sous le maillot du LOSC, les supporters gardent un oeil bienveillant sur leur ex-pépite. Bouaddi, lui, n’a qu’une réponse à apporter à Fajr : sur le terrain, au Mondial 2026.



