Quarante ans, quatre-vingt-douze sélections, et toujours ce feu au fond des gants. Vozinha aura porté le Cap-Vert jusqu’au bout de son rêve.
Ce samedi, en huitième de finale de la Coupe du monde 2026, les Requins Bleus ont bousculé l’Albiceleste avant de s’incliner (2-3) au terme d’une prolongation spectaculaire, qui aurait pu — presque — basculer de leur côté. Le verdict est cruel. La sortie, elle, force le respect.
Auteur d’une nouvelle prestation de haute volée, le gardien vétéran n’a rien renié en zone mixte. Fierté, plutôt que regrets.
« Nous sommes tombés la tête haute, et maintenant il faut se reposer et penser au futur. Mais je suis très fier du travail que nous avons réalisé avec l’équipe. Aujourd’hui, nous avons fait jeu égal avec l’Argentine. Et contre toutes les sélections, nous avons joué avec le cœur. Cela finit sur une note triste mais je me sens fier et satisfait du parcours que nous avons eu. (…) Nous avons réussi à nous qualifier, et nous avons réussi à réaliser le rêve, non seulement le mien, non seulement celui de la sélection, mais celui de tout le peuple », a savouré le portier.
Pour sa toute première participation, le Cap-Vert n’aura perdu aucun match dans le temps réglementaire. De quoi rentrer la tête haute.




