L’ancien international tunisien Wahbi Khazri a livré une analyse sans concession de la défense parisienne avant le choc européen contre le Bayern Munich. Un diagnostic clinique, posé en termes choisis, qui se conclut sur une formule aussi lucide que désarmante.
À quelques heures d’un PSG-Bayern Munich qui s’annonce comme l’une des affiches les plus électrisantes de cette Ligue des Champions, Wahbi Khazri a choisi de jouer la carte de la transparence. L’ex-attaquant de Rennes, Bordeaux et Saint-Étienne, aujourd’hui consultant, a passé ligne par ligne la défense parisienne au scanner — et le résultat n’est pas rassurant. Premier point de préoccupation : Warren Zaïre-Emery, milieu de formation, aligné en arrière droit face à un Luis Díaz en pleine forme. Pour Khazri, la question est directe : si Achraf Hakimi, latéral de classe mondiale, n’a pas réussi à contenir le Colombien, comment le ferait un joueur repositionné d’urgence à ce poste ? Une interrogation qui reste, pour l’heure, sans réponse satisfaisante.
« Pour moi, le PSG va prendre des buts contre le Bayern. Zaïre-Emery n’est pas arrière droit, je ne vois pas comment il peut contenir Luis Díaz alors qu’Hakimi n’a pas réussi. Nuno Mendes, on l’a vu en très grande difficulté. Pacho-Marquinhos, c’est pas la charnière Saliba-Gabriel. Et avec un Safonov très très moyen… La seule chance du PSG, c’est de marquer plus que le Bayern. » — Wahbi Khazri, consultant
Le constat se poursuit côté gauche avec Nuno Mendes, vu en grande difficulté lors des dernières sorties parisiennes, puis en charnière centrale avec le duo Pacho-Marquinhos. Khazri est formel : la comparaison avec Saliba-Gabriel, le verrou défensif d’Arsenal, tourne clairement à l’avantage des Gunners. Derrière eux, le portier russe Gianluigi Safonov, recruté pour succéder à Gianluigi Donnarumma, n’inspire guère confiance à l’ancien international — qualifié sans détour de « très très moyen ». Un double superlatif qui, dans la bouche d’un professionnel, pèse son poids.
Au bout de cet état des lieux, Khazri livre pourtant sa conviction : le PSG a une chance. Elle tient en une phrase, aussi logique que vertigineuse — « marquer plus que le Bayern ». Une vérité footballistique absolue, certes, mais qui prend une couleur particulière quand elle est posée comme unique planche de salut après un démontage aussi méthodique de l’arrière-garde parisienne. Luis Enrique est prévenu : pour se qualifier, son équipe devra sans doute transformer le Parc des Princes en feu d’artifice offensif. La défense, elle, s’en remettra au talent individuel et à la foi collective. Ce soir, ce sera peut-être suffisant.



