On l’attendait depuis des décennies — ou plutôt, on avait fini par ne plus trop y croire. L’Égypte tient désormais le premier succès de son histoire en phase finale de Coupe du monde, arraché de haute lutte face à la Nouvelle-Zélande (3-1), dans la nuit de dimanche à lundi.
Rien, pourtant, n’avait souri aux Pharaons en première période. Surman, d’une tête opportuniste (15e), avait refroidi leurs ambitions. Menés à la pause, les hommes de la sélection égyptienne semblaient bloqués. Et puis, au retour des vestiaires, tout a basculé.
Ziko surgit pour égaliser (58e), avant de se muer en passeur décisif pour Mohamed Salah, impérial sur le 2-1 (67e). Quand Trezeguet conclut sur corner (82e), le verdict est tombé.
Avec quatre points, l’Égypte prend seule la tête du groupe G — personne ne l’avait vraiment vue venir aussi vite. Reste l’Iran, dernier obstacle avant d’envisager les huitièmes.
Côté néo-zélandais, la pilule est dure à avaler : un point, une quatrième place, et déjà des regrets. Le vestiaire en parlera longtemps.
Un exploit fondateur. Et un sacré message envoyé au reste du tableau.




