À quelques heures d’un barrage décisif face à Saint-Étienne, l’OGC Nice est sorti du silence pour défendre son latéral tunisien, parti en Tunisie en pleine tempête. Récit d’un imbroglio qui agite la Côte d’Azur.
Personne, sur la Riviera, n’avait vu venir pareille tempête. Après un match aller verrouillé à Geoffroy-Guichard (0-0), le Gym pensait aborder sereinement son barrage retour, dimanche, à l’Allianz Riviera. C’était sans compter sur le dossier Ali Abdi un dossier que personne n’imaginait aussi épineux il y a encore quelques jours.
Le verdict est tombé jeudi : le défenseur tunisien a dû s’envoler pour Tunis. La raison ? Des démarches administratives liées à son visa pour les États-Unis, indispensable pour rejoindre la sélection tunisienne à la Coupe du monde (11 juin-19 juillet). Le club l’assure, il avait tenté de trouver un terrain d’entente avec la Fédération tunisienne afin de conserver son joueur sur les deux barrages. En vain : le calendrier FIFA, jugé extrêmement complexe, a tout fait capoter. Abdi, lui, avait tenu à disputer le match aller. Preuve, selon Nice, de son attachement au maillot.
Reste que la pilule est dure à avaler pour une partie des supporters, privés de leur latéral pour une rencontre couperet. Et le feuilleton a viré à l’emballement : visé par un déferlement de menaces sur les réseaux sociaux, le Tunisien est aujourd’hui présenté par son club comme une victime, au même titre que l’institution niçoise. Les dirigeants appellent au calme et au respect. Le joueur, de son côté, se dit déterminé à revenir épauler le groupe dès dimanche. La suite ? Elle se jouera sur la pelouse — et, sans doute, bien au-delà.




