Un énorme scandale secoue actuellement la sélection U17 de la République Démocratique du Congo en pleine CAN U17 disputée au Maroc. Le sélectionneur Denis Makenga Mulamba est accusé d’avoir mis en place un système de corruption particulièrement choquant : plusieurs jeunes joueurs auraient été contraints de reverser une partie de leurs primes afin d’espérer conserver leur place avec les Léopards U17.
Selon plusieurs témoignages, les joueurs convoqués pour la phase finale de la CAN U17 2026 devaient céder 500 dollars sur leur prime de 1 000 dollars au sélectionneur. Ceux qui refusaient auraient tout simplement été écartés de la liste finale. Certaines absences jugées incompréhensibles après le beau parcours de la RDC dans la zone UNIFFAC — conclu par une finale — prendraient désormais une toute autre dimension. L’affaire éclate alors que les jeunes Congolais traversent déjà une compétition compliquée, marquée notamment par une lourde défaite 3-0 face à l’Ouganda lors de leur entrée en lice.
Le témoignage d’un joueur recalé illustre la brutalité présumée du système : « Je n’ai pas payé les 500 dollars demandés pour rester dans l’équipe, donc j’ai été écarté. » Cette affaire vient également remettre en lumière les nombreux problèmes financiers qui touchent le football congolais. Plusieurs sélections nationales, notamment les U20 et l’équipe locale engagée au CHAN, attendraient toujours le paiement de leurs primes depuis de longs mois. De nombreux entraîneurs travailleraient également sans contrat officiel.
Pourtant, cette participation à la CAN U17 devait représenter un moment historique pour la RDC, qualifiée pour la première fois de son histoire à cette phase finale. Arrivés à Casablanca le 7 mai sous les ordres de Denis Makenga Mulamba, les jeunes Léopards espéraient écrire une page importante du football congolais. Mais ces accusations extrêmement graves risquent désormais de ternir durablement cette aventure.
Pour le moment, la FECOFA n’a publié aucun communiqué officiel concernant cette affaire. De son côté, la CAF pourrait ouvrir une enquête si d’autres témoignages venaient confirmer ces accusations. Malgré ce contexte explosif, les jeunes joueurs congolais continuent de défendre leurs couleurs dans des conditions particulièrement difficiles.





