C’est officiel depuis le 15 mai 2026 : la Ligue Sénégalaise de Football Professionnel (LSFP) durcit le ton contre les gris-gris et autres pratiques mystiques dans les stades. Des scènes filmées lors des 26e et 27e journées de Ligue 1 et Ligue 2 sénégalaises ont mis le feu aux poudres — et l’institution ne compte plus laisser passer.
Dans un communiqué publié ce vendredi 15 mai 2026, la LSFP a fermement dénoncé l’introduction et l’utilisation de pratiques occultes dans certaines enceintes sportives, observées lors des 26e et 27e journées des championnats nationaux de Ligue 1 et Ligue 2. Ces scènes, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont provoqué un tollé au sein de l’opinion sportive sénégalaise. L’instance dirigeante du football professionnel sénégalais rappelle que ces comportements — gris-gris enterrés sur les pelouses, rituels effectués avant les matchs — sont contraires aux valeurs fondamentales du sport professionnel : discipline, mérite sportif et loyauté dans la compétition.
Les sanctions annoncées sont lourdes. Des commissaires de match seront désormais chargés du contrôle et les équipes reconnues coupables feront l’objet d’amendes sévères — bien loin des sanctions symboliques de 100 000 à 200 000 FCFA appliquées par le passé. Des retraits de points au classement et des défaites sur tapis vert sont également prévus. La LSFP indique que les rapports des commissaires de match ainsi que tout élément de preuve porté à sa connaissance feront l’objet d’une analyse approfondie par sa commission de discipline. Les clubs, dirigeants, staffs techniques et joueurs sont par ailleurs appelés à sensibiliser leurs entourages pour que ces pratiques disparaissent définitivement des enceintes sportives.
Cette décision intervient dans un contexte délicat pour le football sénégalais. À quelques semaines de la Coupe du Monde 2026, où les Lions de l’Atlas — privés de leur titre de champion d’Afrique après la finale controversée de la CAN contre le Maroc — chercheront à redorer leur blason, l’image du football sénégalais est scrutée de près. La Ligue estime que l’exposition publique de tels actes nuit gravement à l’image du championnat et compromet les efforts de développement du football professionnel national. Un signal fort envoyé à l’ensemble du football africain.




