Après la victoire du Maroc contre le Cameroun (2-0) en quarts de finale de la CAN 2025, des critiques ont émergé autour d’un penalty non sifflé pour les Lions Indomptables. Agacé, Walid Regragui a tenu à remettre les pendules à l’heure.
Le Maroc poursuit sa route vers les demi-finales de sa Coupe d’Afrique des Nations. Vendredi, les Lions de l’Atlas ont logiquement dominé le Cameroun (2-0), confirmant leur statut de favori à domicile. Mais comme au tour précédent face à la Tanzanie (1-0), cette victoire solide a été éclipsée par une nouvelle polémique arbitrale.
À la 68e minute, Bryan Mbeumo s’est écroulé dans la surface après un contact avec Adam Masina. Les Camerounais ont réclamé un penalty, estimant que le défenseur marocain avait commis une faute évidente. L’arbitre n’a pas bronché, et les débats se sont aussitôt enflammés sur les réseaux et dans les médias, certains évoquant un possible « arbitrage maison » en faveur du pays hôte.
Le coup de gueule de Regragui
En conférence de presse, Walid Regragui n’a pas caché son exaspération face à ces soupçons.
« Depuis le début de la compétition, on sait où les gens veulent emmener le Maroc. Beaucoup veulent faire croire qu’on bénéficie d’un traitement de faveur des arbitres », a-t-il fustigé. Avant d’ajouter, plus incisif : « Moi, j’ai plutôt vu des penalties qui auraient pu être sifflés pour nous. Le seul avantage que nous avons, c’est de jouer devant 65.000 spectateurs. Pour le reste, c’est sur le terrain que ça se joue. »
Le sélectionneur a dénoncé une forme d’acharnement autour de son équipe : « Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. On est l’équipe à battre, alors forcément, on va chercher des excuses pour justifier nos victoires. »
Le fair-play de Pagou et des Camerounais
Si la frustration camerounaise est compréhensible, les Lions Indomptables ont fait preuve d’une belle retenue.
Bryan Mbeumo, qui s’estimait victime d’un « penalty évident », a refusé d’imputer la défaite à cet épisode. Quant à son sélectionneur, David Pagou, il a salué la qualité du corps arbitral africain.
« L’Afrique regorge des meilleurs arbitres. Des erreurs peuvent arriver, mais ce sont des hommes, ils peuvent se tromper de bonne foi. À la fin, on se plie toujours aux lois du jeu », a-t-il déclaré dans un ton apaisé.
À mesure que la compétition approche de son dénouement, la pression sur les arbitres s’intensifie. Mais pour Regragui, la seule vérité reste celle du terrain.



