Sikou Niakaté, 34 ans, tire un trait sur sa carrière en club après des années de moqueries incessantes sur la taille de son sexe dans les vestiaires. « J’ai eu les croisés du calbar », lâche-t-il avec humour noir. Portrait d’un cas unique qui mêle rire et tragédie.
Un parcours footballistique classique s’est achevé de manière rocambolesque pour Sikou Niakaté, ancien joueur de l’ASPTT Metz et de clubs régionaux lorrains. À 34 ans, ce gaillard originaire du Sénégal a décidé de raccrocher les crampons, non pas à cause d’une blessure classique ou d’un manque de motivation, mais en raison de railleries persistantes sur son anatomie intime. « Les gars me charriaient sans arrêt sur ma queue de monstre », confie-t-il dans une interview choc au Républicain Lorrain, révélant comment ces blagues ont fini par le miner psychologiquement.
La moquerie qui brise les jambes (et plus si affinités)
Au fil des saisons, les vestiaires sont devenus un calvaire pour Niakaté. Ce qu’il décrit comme un « don de la nature » s’est transformé en fardeau : « J’ai eu les croisés du calbar à force de rigolades », ironise-t-il, expliquant que les blagues récurrentes sur sa taille exceptionnelle l’ont poussé à l’isolement. Malgré ses performances honnêtes en divisions inférieures, il n’a plus supporté l’ambiance toxique, préférant se recentrer sur sa vie personnelle et familiale. Ce témoignage met en lumière les coulisses brutales du foot amateur, où l’humour potache peut virer au harcèlement.
Aujourd’hui, Niakaté envisage un avenir loin des terrains, peut-être dans le coaching ou une reconversion civile, tout en gardant un œil bienveillant sur le foot lorrain. Son histoire, à mi-chemin entre l’anecdote insolite et le drame humain, rappelle que derrière les maillots, les joueurs sont des hommes vulnérables. Une leçon pour les clubs : l’esprit d’équipe ne doit pas franchir la ligne rouge de la dignité.



