Lors de la finale opposant le Maroc au Sénégal, la tension a dépassé le simple cadre sportif. Le sélectionneur marocain Walid Regragui a publiquement dénoncé l’attitude de son homologue sénégalais Pape Thiaw, estimant que certains comportements ont gravement nui à l’image du football africain.
La finale très attendue entre le Maroc et le Sénégal, disputée ce week-end dans le cadre d’une grande compétition continentale, devait être une fête du football africain. Elle s’est finalement transformée en véritable polémique, tant sur le terrain qu’en dehors. Au cœur de la tourmente : Walid Regragui, sélectionneur des Lions de l’Atlas, qui n’a pas mâché ses mots à l’issue de la rencontre.
En conférence de presse d’après-match, le technicien marocain a vivement critiqué l’attitude de l’entraîneur sénégalais Pape Thiaw. Selon lui, certains gestes et prises de position observés durant la finale sont « shameful », autrement dit honteux, et indignes du haut niveau international. « Ce genre de comportement ne sert ni les joueurs, ni les supporters, ni le football africain », a-t-il déclaré devant une salle médusée.
Mais la situation ne s’est pas arrêtée là. La tension était telle que la conférence de presse a rapidement dégénéré. Des échanges verbaux musclés ont éclaté entre journalistes et officiels, poussant les organisateurs à écourter la séance. Une scène rare, révélatrice de l’atmosphère électrique entourant ce choc au sommet du football africain.
Pour Walid Regragui, l’enjeu dépasse largement le résultat sportif. Ce qu’il dénonce, c’est une dérive comportementale qui ternit l’image du continent sur la scène internationale. « Nous devons montrer un football compétitif, mais aussi respectueux. Le monde nous regarde », a-t-il insisté, rappelant le rôle éducatif et symbolique des grandes sélections nationales.
Du côté sénégalais, aucune réaction officielle immédiate n’a été communiquée, mais cette sortie médiatique risque d’alimenter les débats dans les jours à venir. Les observateurs s’accordent toutefois sur un point : cette finale, censée célébrer l’excellence du football africain, restera surtout marquée par une polémique qui interroge sur les valeurs du sport de haut niveau.


