Capitaine emblématique des Pharaons, Mohamed Salah a tenu un discours mesuré après la qualification de l’Égypte pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc. Malgré une nouvelle performance décisive, la star de Liverpool appelle son équipe à avancer sans s’enflammer.
Une victoire décisive, mais loin d’être facile
Lundi soir, au Maroc, l’Égypte a validé son billet pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 après un succès arraché face au Bénin (3-1 après prolongation). Une rencontre tendue, engagée, longtemps indécise, à l’image d’un tournoi où chaque match se joue sur des détails. Dans ce contexte exigeant, Mohamed Salah a une nouvelle fois répondu présent en inscrivant le troisième but égyptien, libérant définitivement les siens.
Ce succès permet aux Pharaons de poursuivre leur route dans la compétition continentale, avec en ligne de mire un objectif historique : décrocher un huitième sacre africain, un record absolu. Mais malgré cette ambition affichée, le discours du leader reste volontairement prudent.
Salah, leader sur le terrain et dans le discours
Auteur de trois buts en trois matches depuis le début du tournoi, Mohamed Salah affiche une forme éclatante. Pourtant, après la rencontre, le capitaine égyptien a tenu à calmer l’enthousiasme ambiant. « Je ne pense pas que nous soyons favoris », a-t-il déclaré, rappelant la jeunesse et l’inexpérience relative de son groupe.
Selon lui, l’Égypte avance avec humilité, consciente de ses forces mais aussi de ses limites. Une posture assumée, loin des déclarations triomphalistes, qui vise à protéger un effectif composé en grande partie de jeunes joueurs évoluant dans le championnat local.
Une CAN imprévisible et ultra-concurrentielle
Pourquoi ce discours de prudence ? Parce que la CAN reste l’une des compétitions les plus imprévisibles du football mondial. Les écarts de niveau sont minces, l’intensité extrême, et chaque nation engagée rêve de marquer l’histoire. « Ici, chacun veut donner le meilleur de lui-même », rappelle Salah, soulignant la difficulté de chaque rencontre.
Dans ce contexte, se présenter comme favori peut devenir un fardeau. L’Égypte préfère donc avancer match après match, avec une approche pragmatique, en s’appuyant sur l’expérience de ses cadres et l’enthousiasme de sa jeune génération.
L’Égypte avance, portée par l’exemplarité de son capitaine
À 32 ans, Mohamed Salah incarne plus que jamais le moteur de cette sélection. Décisif sur le terrain, exemplaire dans son attitude, il endosse pleinement son rôle de capitaine. Son message est clair : rester concentré, uni, et fidèle à l’esprit de combat qui a forgé l’histoire des Pharaons.
Alors que les quarts de finale approchent, l’Égypte sait qu’elle devra élever encore son niveau pour espérer aller au bout. Sans se cacher, mais sans s’enflammer. Une philosophie résumée par son leader, symbole d’un collectif qui avance avec ambition… et humilité.



