L’international algérien risque une peine de huit mois de prison avec sursis dans le cadre de son procès en appel pour « provocation à la haine ».
Le 2 avril 2025, le procès en appel de Youcef Atal, l’ex-joueur de l’OGC Nice, s’est tenu à Aix-en-Provence. L’international algérien est poursuivi pour provocation à la haine à raison de la religion, après avoir partagé sur Instagram une vidéo d’un prédicateur palestinien, Mahmoud Al Hasanat, le 12 octobre 2023, en plein conflit entre Israël et Gaza. Dans cette vidéo, l’imam appelait à « un jour noir sur les juifs », ce qui a conduit à la condamnation initiale du joueur à huit mois de prison avec sursis en janvier 2024, ainsi qu’à une amende de 45 000 euros et la publication du jugement dans des médias nationaux. En appel, la même peine a été requise par le procureur, mais la décision a été mise en délibéré au 30 avril 2025.
Au cours de l’audience, Youcef Atal a réaffirmé son intention de soutenir la population palestinienne sans animosité envers les juifs, expliquant qu’il n’avait pas visionné la vidéo en entier avant de la partager. « L’erreur que j’ai faite, c’est que je n’ai pas regardé la vidéo jusqu’à la fin, sinon je ne l’aurais pas partagée », a-t-il déclaré, insistant sur le fait qu’il n’était pas impliqué en politique. Son avocat a refusé de faire de son client un « symbole de l’antisémitisme en France », dénonçant une décision « surréaliste » en raison du manque de preuves d’une intention malveillante.
Cependant, l’avocate générale, Valérie Tavernier, a souligné que la vidéo repostée était « clairement un appel à la haine », insistant sur la responsabilité de l’ex-footballeur pour ses actes sur les réseaux sociaux. Les avocats des parties civiles, quant à eux, ont estimé qu’Atal se comportait comme un « faux naïf », rappelant les propos radicaux du prédicateur dont la vidéo avait été partagée. Le jugement final sera rendu à la fin du mois d’avril 2025.
Le procès en appel de l’international algérien Youcef Atal s’est déroulé ce mercredi en France. Il risque jusqu’à 8 mois de prison avec sursis.
— TSA Algérie (@TSAlgerie) April 2, 2025
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