C’est officiel. Quelques jours seulement après la sortie de route du Sénégal en 16es de finale du Mondial 2026, Sadio Mané a mis un terme à sa carrière internationale. À 34 ans, l’ailier tire sa révérence après 130 sélections et 54 buts. Un record, une statue, une page qui se tourne.
L’annonce est tombée par voie de communiqué, relayé par le quotidien sénégalais Le Quotidien. Pas de conférence de presse larmoyante, pas de tour d’honneur organisé. Juste un texte. Sobre, un peu solennel, à l’image du bonhomme.
Le joueur d’Al Nassr y écrit avoir tout sacrifié pour le drapeau, avoir donné le meilleur de lui-même, avoir toujours combattu — le mot revient — avec hargne pour son pays. Ceux qui l’ont vu porter le brassard comprendront. Mané n’a jamais été du genre à négocier son engagement.
Ce qu’il laisse derrière lui
Difficile de résumer. La CAN 2021, d’abord, ce trophée que le Sénégal attendait depuis toujours et que Mané est allé chercher au bout des tirs au but, après avoir manqué un penalty en début de match. Symbole parfait : le raté, puis la rédemption.
Il y a aussi cette finale continentale disputée face au Maroc, où l’ailier a de nouveau pesé de tout son poids. Et puis tout le reste. Les campagnes africaines, les qualifications arrachées, les nuits de Dakar. Une génération entière de supporters n’a connu les Lions de la Teranga qu’avec le numéro 10 sur le terrain.
Alors oui, l’élimination prématurée au Mondial 2026 laisse un goût amer. Sortir en 16es quand on rêvait de bien plus haut… Ce n’est pas la sortie qu’on avait imaginée pour lui.
Un départ, pas un adieu
Reste que Mané ne compte pas disparaître des radars. Dans son communiqué, il affirme vouloir continuer à servir le football sénégalais. Staff technique, banc d’entraîneur, instances dirigeantes : trois pistes évoquées, aucune tranchée.
Formule diplomatique ? Peut-être. Mais son poids dans le vestiaire, sa légitimité auprès des jeunes joueurs et son statut d’icône nationale font de lui un candidat naturel à un rôle de premier plan. La Fédération sénégalaise le sait sûrement déjà.
Il continue en revanche sa carrière en club, du côté de l’Arabie saoudite, où Al Nassr le paie fort cher pour marquer des buts. Le maillot vert et blanc, lui, est plié.
Fin de l’histoire. Enfin, de ce chapitre-là.
Source : Le Quotidien




