Vancouver, théâtre d’une leçon de réalisme. Ce vendredi, en huitièmes de finale de la Coupe du monde, la Suisse a dominé l’Algérie (2-0) et validé son billet pour le tour suivant, où l’attend la Colombie ou le Ghana.
Les Fennecs, eux, avaient des envies d’offensive. Ils ont surtout étalé leurs fragilités défensives. Dès la 10e minute, Manzambi — intenable ce soir-là — a torturé Mandi avant d’offrir un caviar à Embolo, buteur à bout portant. Un coup de maître. Ou presque, tant la Nati a ensuite ronronné sans réellement se faire peur.
Portée par les éclairs d’Aouar et Maza, l’Algérie a bien esquissé une révolte. Le feuilleton a tourné court. À peine la seconde période lancée, une relance vautrée (ou plutôt une cascade d’approximations) a lancé Ndoye vers le break d’une frappe croisée limpide (2-0, 46e).
Ce coup de massue a tout emporté. Incapables de réagir, les Algériens ont même frôlé la correction, sauvés par Belghali et par un raté ahurissant de Rieder face au but vide.
En voilà un scénario qui va faire jaser au retour. Sereine, la Suisse avance. L’Algérie rentre avec ses regrets.
Coup de théâtre après l’élimination. À 35 ans, Riyad Mahrez (119 sélections, 40 buts) a annoncé la fin de son aventure avec les Fennecs, ce vendredi sur beIN Sports, dans la foulée de la défaite face à la Suisse (0-2). Le capitaine, sacré champion d’Afrique en 2019, quitte la scène.




