Écarté en Ligue 1, métamorphosé en Suisse, le latéral gauche algérien voit désormais l’Angleterre lui tendre les bras. Hull City mène la danse.
Il y a deux ans, son nom rimait surtout avec galère. Placardisé au FC Nantes, en quête de minutes, Jaouen Hadjam cherchait une porte de sortie pour relancer une carrière qui patinait. Qui aurait parié, à l’époque, sur une cote estivale flambant neuve et des regards venus de Premier League ? Pas grand monde, sans doute.
Et pourtant. Selon Foot Mercato, le latéral gauche des Fennecs serait aujourd’hui dans le viseur de l’élite anglaise. Hull City, fraîchement promu, en aurait même fait une priorité pour solidifier son flanc gauche — séduit, dit-on, par l’expérience européenne accumulée par le natif de Paris.
Petit retour en arrière. C’est en Suisse, du côté des Young Boys de Berne, que tout a basculé. Arrivé à l’hiver 2024, Hadjam y a trouvé ce qui lui manquait cruellement en Ligue 1 : du temps de jeu, de la confiance, un vrai rôle. Champion national dans la foulée, il a ensuite goûté à la Ligue des champions, croisant le fer avec Aston Villa, le Barça ou l’Inter. De quoi muscler un CV, et une réputation.
Le voilà désormais cadre de la sélection algérienne (19 capes, trois buts) et acteur de la Coupe du monde 2026, où il a contribué au succès face à la Jordanie. Sur la pelouse comme en coulisses, le bonhomme fait parler de lui.
Reste que la route vers l’Angleterre est encombrée. Hull City n’est pas seul sur le coup : plusieurs écuries de Bundesliga et de Serie A surveillent elles aussi le dossier de près. La concurrence promet d’être rude, et rien n’est encore acté. Mais le signal, lui, en dit long sur le chemin parcouru.
Car l’histoire a quelque chose de savoureux. Formé en France, écarté en France, Hadjam aura dû s’exiler pour exploser. Ou plutôt, pour révéler ce que ses formateurs entrevoyaient déjà — eux qui, gamin, l’avaient repositionné latéral gauche en pariant sur son sens du jeu. Le pari, manifestement, a payé.
À 23 ans, le Parisien coche beaucoup de cases : profil moderne, projection offensive, expérience continentale et internationale. Autant d’arguments qui nourrissent l’engouement grandissant autour de lui à l’approche de l’été.
Une inconnue demeure, toutefois. Young Boys laissera-t-il filer l’un de ses tauliers sans broncher ? Le club bernois est en position de force, et il faudra sans doute mettre le prix pour convaincre les dirigeants suisses de lâcher leur défenseur.
Pour l’heure, place au Mondial. Hadjam a un choc contre l’Autriche à préparer, et avoir l’esprit ailleurs ne serait pas un cadeau. Le mercato, lui, attendra la fin de la compétition pour s’emballer pour de bon.
Reste une certitude : ce dossier-là ne fait que commencer. Et il pourrait bien réserver quelques rebondissements d’ici la fin de l’été.




