L’Égypte tient enfin sa première victoire en Coupe du monde. Après le succès face à la Nouvelle-Zélande (3-1), Mohamed Salah, étincelant, voit déjà plus grand pour les Pharaons.
Quatre-vingt-douze ans d’attente, et un poids enfin envolé. Depuis sa première apparition en 1934, jamais l’Égypte n’avait gagné le moindre match sur la plus grande scène du football. Pire : en 2018, en Russie, les Pharaons étaient repartis bredouilles, sans le moindre point. Septuples champions d’Afrique, ils traînaient ce vide comme un boulet. Personne, ou presque, ne les voyait inverser la tendance si vite.
C’est désormais chose faite. Menés au tableau d’affichage par la Nouvelle-Zélande, les hommes d’Hossam Hassan ont renversé la rencontre (3-1), portés par un Mohamed Salah des grands soirs : un but, deux passes décisives. De quoi propulser l’Égypte en tête du groupe G, avec quatre points. En conférence de presse, le capitaine n’a pas caché ses ambitions. « Nous pouvons entrer dans l’histoire en terminant premiers du groupe et, dans les années à venir, vous vous souviendrez de cela comme de l’un de nos plus grands exploits », a lancé la star de Liverpool.
Reste un dernier obstacle. Pour valider son billet et, pourquoi pas, finir à la première place, l’Égypte devra négocier son ultime match de poule face à l’Iran. « Il faut simplement profiter d’aujourd’hui, profiter de demain, puis se concentrer sur le prochain match », a tempéré Salah, lucide. Le feuilleton continue — et le peuple égyptien, lui, n’a pas fini de rêver.




