Trois heures du matin, heure française. Pendant que le Forez dormait, l’un des siens vivait une soirée pas comme les autres, à des milliers de kilomètres de Geoffroy-Guichard.
Augustine Boakye, l’ailier ghanéen des Verts, faisait partie du groupe des Black Stars pour l’entrée en lice de son pays au Mondial 2026. Sur le banc, certes. Mais aux premières loges d’un final à couper le souffle.
Car le match face au Panama a tenu toutes ses promesses, ou plutôt il s’est emballé dans les ultimes secondes. Longtemps accroché, le Ghana a fini par forcer le verrou : c’est dans les tout derniers instants que les Black Stars ont arraché la victoire. Un dénouement à la dernière minute. Personne, ou presque, ne l’avait vu venir.
Pour Boakye, l’histoire ne fait que commencer. S’il n’est pas entré en jeu cette fois, sa présence dans le groupe dit quelque chose de son statut grandissant en sélection. Disputer une Coupe du monde, c’est déjà gravé. Le reste viendra peut-être.
Et puis il y a le symbole. Voir un pensionnaire de l’effectif stéphanois mêlé, même à distance, à un scénario aussi fou sur la scène mondiale, en voilà une nouvelle qui va faire jaser du côté du Chaudron. Le vestiaire en parlera à la reprise.
Reste désormais à transformer l’essai. Le Ghana, lancé idéalement, voudra confirmer dès le prochain rendez-vous, et Boakye espérera sa minute de jeu. Tout s’est accéléré ces dernières heures pour les Black Stars : trois points dans la musette, une dynamique enclenchée, et un Vert qui suit tout ça de l’intérieur.
À Sainté, on gardera un œil attentif sur la suite du parcours. Le feuilleton continue.






